Le secteur de l’assurance habitation traverse une période tumultueuse, marquée par des défis économiques et écologiques croissants. L’inflation des primes d’assurance est directement liée aux changements climatiques, affectant tant les ménages que les collectivités. De plus en plus de Français choisissent de ne pas souscrire à une assurance multirisque habitation, en raison de l’augmentation des tarifs et des difficultés à assurer des biens immobiliers situés dans des zones à risque.
Les ménages aux revenus modestes en première ligne
Malgré l’obligation légale de souscrire à une assurance multirisque, environ 1,7 million de Français ont été sans protection en 2025, représentant 2,5 % des occupants de résidences principales. Les prix des assurances ayant augmenté d’environ 13 % depuis 2020, dont 7,2 % récemment, de nombreux ménages renoncent à leur couverture.
Cette flambée des tarif résulte de plusieurs facteurs : l’augmentation des catastrophes naturelles (inondations, tempêtes, feux de forêt), la dégradation des logements due au réchauffement climatique, et la hausse des coûts de réparation. Les assureurs doivent naviguer entre le besoin d’évaluer ces risques et celui de rester compétitifs sur le marché.
Face à cette situation, les ménages aux revenus modestes peinent à absorber les hausses tarifaires, souvent obligés de ne pas renouveler leur contrat. Toutefois, les conséquences peuvent être désastreuses : absence d’indemnisation en cas de sinistre et résiliation de bail sont des risques majeurs. En réponse, certaines municipalités, comme Paris et Grenoble, ont mis en place des systèmes d’assurance à bas coût pour les populations vulnérables.
L’impact sur les communes : des disparités régionales
En 2024, les événements climatiques ont coûté plus de 5 milliards d’euros aux assureurs, bien plus que les moyennes historiques de 1,5 milliard par an. Le nombre de litiges autour des sinistres climatiques a été multiplié par cinq en un an, et les prévisions annoncent un doublement des coûts d’ici 2050. Certaines régions, comme la PACA, sont particulièrement exposées, face à des sinistres fréquents liés à la sécheresse et aux tempêtes. En parallèle, la Bretagne, moins touchée, affiche des tarifs d’assurance de 175 € par an, tandis que la PACA atteint une moyenne de 254 €.
Les collectivités subissent également la pression de la hausse des primes d’assurance, parfois multipliées par deux ou quatre ces trois dernières années. Environ 5 100 municipalités font face à l’exclusion de l’assurance en raison de leur situation financière et des risques climatiques accumulés. La SCET a proposé des systèmes d’auto-assurance pour aider les collectivités à financier les sinistres.
| Région | Coût moyen des primes d’assurance | Coût des sinistres par an |
|---|---|---|
| PACA | 254 € | Plus de 5 milliards € (2024) |
| Bretagne | 175 € | Moins de 1,5 milliard € en moyenne par an (1982-1989) |
Risques d’inassurabilité des biens immobiliers
Les sinistres liés à des catastrophes naturelles sont en forte hausse, ce qui entraîne un risque grandissant d’inassurabilité pour certains biens immobiliers. Cette tendance soulève des préoccupations quant à la couverture et à la gestion des risques liés à l’assurance habitation, rendant certains territoires de plus en plus difficiles à assurer.
Les assureurs doivent équilibrer leurs pratiques face à des événements climatiques de plus en plus fréquents et intenses. Sans adaptation rapide et efficace de la part des acteurs du marché de l’assurance, certaines zones pourraient entrer dans une phase d’*inassurabilité* de fait, laissant de nombreux propriétaires face à une situation incertaine.
Expert en véhicules électriques et passionnée par l’innovation, je suis spécialisée dans l’univers Tesla depuis plus de cinq ans. À 30 ans, j’accompagne les particuliers et les entreprises dans leur transition vers une mobilité durable, en offrant des conseils sur les modèles, l’autonomie et les infrastructures de recharge. Mon objectif est de rendre l’expérience Tesla accessible et agréable pour tous.

