Trottinettes électriques : un fléau sans assurance
En 2026, la circulation des trottinettes électriques en France pose de véritables défis en matière de sécurité. En effet, plus de 66 % des conducteurs circulent sans assurance, malgré l’obligation légale d’être couvert par une assurance responsabilité civile. Cette situation crée des conséquences lourdes pour les victimes d’accidents, qui se retrouvent souvent à devoir faire face à des indemnisations non couvertes.
Une réglementation ignorée par les utilisateurs
Depuis la classification des trottinettes comme Engins de Déplacement Personnel Motorisés (EDPM) en 2019, chaque utilisateur est tenu de souscrire à une assurance. Cependant, l’absence de moyens de contrôle efficaces dans les rues rend cette réglementation largement inapplicable. En effet, un automobiliste peut être vérifié facilement, tandis qu’un conducteur de trottinette sans assurance peut continuer à circuler sans risque visible.
Enquête sur les accidents impliquant des trottinettes
Les statistiques alarmantes rapportées par le Fonds de garantie des victimes (FGAO) en 2024 indiquent une surreprésentation des trottinettes dans les accidents. Avec 8,3 % des véhicules non assurés impliqués dans des accidents corporels, les trottinettes dépassent désormais les deux-roues motorisés. Ce phénomène est aggravé par des comportements de conduite imprudents et par des vélos électriques circulant à des vitesses souvent supérieures à la réglementation.
| Type de véhicule | Taux de non-assurance | % d’accidents corporels |
|---|---|---|
| Trottinettes électriques | 66,7% | 8,3% |
| Deux-roues motorisées | Inférieur à 8% | 10% |
Les conséquences financières pour les victimes
Les conséquences d’un accident peuvent être dévastatrices, tant sur le plan physique que financier. Les indemnisations peuvent atteindre des montants exorbitants en cas de blessures graves. Dans une situation tragique, un conducteur sans assurance se retrouve souvent à devoir rembourser des dizaines de milliers d’euros au FGAO, créant un cycle de dette qui peut durer des années. En 2024, le Fonds a versé 132 millions d’euros à des victimes d’accidents, une dépense qui impacte directement les primes d’assurance auto.
Qui finance vraiment ce système ?
Le fonctionnement du FGAO, qui n’est pas financé par des fonds publics, mais par une cotisation sur les contrats d’assurance automobile, signifie que chaque automobiliste assureur contribue indirectement aux indemnisations des accidents impliquant des trottinettes non assurées. Cette situation crée une distorsion où les utilisateurs respectueux des règles paient pour l’irresponsabilité d’autrui.
Les solutions à envisager pour la sécurité
- Immatriculation obligatoire des trottinettes
- Contrôle technique annuel comme pour d’autres véhicules
- Inclusion automatique de la garantie EDPM dans les contrats d’assurance habitation
- Éducation des conducteurs aux responsabilités d’assurance
Face à cette réalité, l’urgence d’une réforme s’impose. Les propositions variées, allant d’une obligation d’immatriculation à des contrôles techniques, pourraient contribuer à garantir la s sécurité et à réduire le coût des indemnisations pour la collectivité.
Cet auteur est spécialiste des services à domicile et de l’entretien des biens. Fort d’une expérience en bricolage, plomberie légère et gestion des dépannages, il partage des conseils pratiques pour faciliter le quotidien des particuliers. Ses contributions couvrent des guides étape par étape et des astuces pour optimiser l’efficacité domestique.


